Partir Autrement

22 septembre 2015

Casa 48

«Favela!» Il n’y a pas longtemps, ce mot faisait trembler. Aujourd’hui, il attire les touristes et même quelques Brésiliens. Le «slum tourism», fait dans le respect et la dignité, sert à démystifier de nombreux clichés et stéréotypes. Les favelas peuvent tirer du tourisme des bénéfices non seulement économiques, mais sociaux.

La Casa 48 domine la favela de Pereirão, à Rio de Janeiro. Après de longs mois de travaux, Axel et Raphaël, les propriétaires, ont transformé cette maison en hôtel. Au-delà d’une affaire rentable, ces deux jeunes Français se sont intégrés à la favela.

«En 2009, quand je suis arrivé dans cette maison, je n’osais pas descendre dans la favela. Deux mois après m’être installé, j’ai découvert qu’il y avait une épicerie 50 mètres plus bas!» Axel, copropriétaire de la Casa 48, sourit en se remémorant ses premiers pas, plutôt hésitants, dans le quartier. Aujourd’hui, la favela de Pereirão est «pacifiée». On y circule en sécurité. «Mais il y a cinq ans, personne n’imaginait se balader dans une favela, encore moins y habiter», souligne le Français, originaire de la région parisienne.

Aujourd’hui, la Casa 48 accueille les touristes. Il faut dire que la maison dispose de sacrés atouts. Elle est située à quelques dizaines de mètres de Santa-Teresa, le «Montmartre carioca». Et le panorama qu’elle offre sur Rio est spectaculaire. Doté de onze chambres, l’hôtel peut aujourd’hui accueillir une trentaine de personnes.

L’équipe de Partir autrement a visité la Casa 48 en 2015.

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