Partir Autrement

1 novembre 2015

Chez les cowboys du Chili

Le huaso ou cavalier chilien est un peu l’équivalent du cowboy américain. Il désigne l’homme se dédiant à des travaux agricoles et vivant dans les régions fortement rurales, comprises entre les régions du centre (Valparaiso) et celles du sud (région des lacs). Sa partenaire est appelée huasa ou china. Les huasos sont un élément essentiel des défilés du mois de septembre (le mois de la patrie), des fêtes et des spectacles de rodéo.

Les vêtements portés par le huaso et la huasa diffèrent selon les circonstances. Lors des fêtes, le couple porte une tenue élégante : un chapeau noir de coupe catalane, une ceinture, une chemise blanche ou à carreaux, une veste courte, un pantalon et des bottes noires, une cape à larges bandes de couleurs et des accessoires de monture : polainas ou corraleras (protections en cuir sur les jambes) et éperons. La huasa porte le ropón, costume de style catalan, composé d’une jupe longue, généralement noire et parfois ornée de volants ou de frises, et d’un chemisier blanc. Elle chausse des bottes noires et porte un chapeau semblable à celui de son partenaire.

Lorsque le huaso et la huasa ne sont pas en représentation, ils revêtent des habits beaucoup plus simples et adaptés au travail agricole de tous les jours. Le huaso porte un chapeau de paille (chupalla), une chemise, un pantalon foncé, des sandales en cuir ou en caoutchouc, un poncho rectangulaire en laine et des accessoires de monture, comme des éperons ou une boucle de ceinture. Il porte un fouet et un couteau de type corvo ou parralino (de la ville de Parral, région du Maule), accrochés à la taille. La huasa traditionnelle revêt, quant à elle, une robe à fleurs de couleurs vives avec un tablier. Elle porte les cheveux relevés en chignon et des chaussures à talon carré.

Le rodéo

Le principe du rodéo chilien est le blocage d’un bovin contre une palissade, par une équipe de deux cavaliers. À l’origine, cette pratique servait aux vachers pour mater le bétail. Depuis un siècle, elle est devenue un art rigoureux, noté par des jurys d’experts. Quand le poitrail du cheval frappe le bœuf au niveau des côtes, l’équipe gagne trois points et quatre lorsque le coup touche la cuisse. De nos jours, ces démonstrations de force et d’agilité attirent des foules entières.

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