14 novembre 2015

Chocolate Hills

Aux Philippines (comme partout ailleurs), il y a de ces paysages qui semblent naturellement être l’œuvre d’un architecte ou d’un paysagiste surdoué. Les «Chocolate Hills», classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, font partie de ces merveilles naturelles surréalistes.

Cette formation, composée de 1268 collines de schiste réparties sur 50 km2, doit son nom à la couleur «chocolat» que prend sa végétation à la saison sèche. Leur origine est quant à elle évoquée tantôt selon la légende, tantôt selon l’explication «rationnelle», mais celle-ci n’est toujours pas confirmée avec certitude. La plus probable des explications remonte à environ deux millions d’années, période où les collines étaient sous-marines, leur formation étant faite d’une accumulation de couches successives de corail et de coquillage. La tectonique des plaques aurait fait se retirer la mer et la formation sous-marine aurait alors émergé en dehors de l’eau. Dès lors, l’érosion due aux pluies et aux vents a donné ces formes de cônes et de ballons que sont aujourd’hui les Chocolate Hills.

Quant à la légende, elle prétend que deux géants se seraient disputés pendant trois jours à l’aide de rochers gigantesques. Épuisés par cette bataille épique, les géants en auraient même oublié jusqu’au sujet de leur dispute, devenant ainsi amis et partant en laissant leur désordre derrière eux. Ce désordre aurait par la suite donné naissance aux Chocolate Hills, que chacun à Bohol s’arrête aujourd’hui pour admirer.