Partir Autrement

4 novembre 2011

Coopérative d'artisanat du village de Kum Döbö

Depuis la chute de l’Union Soviétique et la proclamation de l’indépendance en 1991, les zones rurales kirghizes ont vu peu à peu s’étioler les possibilités de travail et d’emploi. Pour nourrir des familles souvent nombreuses, les femmes doivent trouver seules des solutions. Certaines d’entre elles n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres en bus dans des conditions très difficiles pour aller acheter des marchandises, afin de les revendre avec un maigre profit sur les marchés des petites villes. Ces femmes, qui sont parfois socialement défavorisées, se sont regroupées en petites coopératives pour fabriquer des objets en feutre, en suivant des méthodes ancestrales. La vente de ces objets est la seule ressource qui leur permette de gagner dignement leur vie.

Objets en feutre
De plus en plus d’objets en feutre disparaissent au profit d’objets importés (de Chine, le plus souvent). La qualité n’est bien sûr pas la même. Les cordes en feutre par exemple, sont très douces et évitent de blesser les bêtes.