Partir Autrement

1 août 2015

Douiret

Le vieux village de Douiret se dresse sur et dans un piton rocheux qui porte sur son sommet le ksar et ses ghorfas en ruines. Au départ, la population de Douiret, d’origine berbère, s’y est installée pour trouver refuge et échapper aux razzias des tribus nomades des plaines. Elle cherchait aussi à échapper aux luttes tribales et, pendant la période romaine, aux Romains installés au nord de la région.

Le ksar, bien qu’en grande partie en ruines aujourd’hui, n’en reste pas moins impressionnant: culminant à plus de 530 m, il réunissait plusieurs centaines de ghorfas (pièces voûtées servant de grenier) réparties sur 3 ou 4 étages. Chaque famille disposait de plusieurs ghorfas, identifiées par ses propres symboles apposés au linteau et sur les parois.

On retrouve ces symboles dans les maisons du village blotti au pied du ksar. Ceignant la montagne sur plus de trois kilomètres, les habitations troglodytes se superposent sur deux ou trois niveaux parallèles. Outre les habitations, le village comptait plusieurs moulins à huile et deux mosquées troglodytes.

Chaque famille occupait plusieurs grottes disposées en escalier à flanc de montagne et reliées entre elles par une cour en terrasse. C’est à cet endroit qu’étaient construits une pièce à usage de cuisine et un abri pour les animaux, les grottes servant de pièces principales, de chambres, de réserves et même de coffre-fort pour les bijoux et les armes de la famille.

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