Partir Autrement

1 août 2015

Forêt pétrifiée de Patagonie

Il y a environ 130 millions d’années, se trouvait, à la place de la forêt pétrifiée d’aujourd’hui, un grand fleuve au bord duquel s’élevaient des arbres géants. Déracinés par les éruptions volcaniques qui recouvrirent de cendre une vaste partie de la Patagonie, au début de la période du crétacé, ces arbres s’enfoncèrent dans la boue et dans les cendres volcaniques siliceuses. La silice s’infiltra à l’intérieur des troncs des arbres, complètement enterrés vivants, les transformant progressivement en blocs de pierre avec toutes leurs caractéristiques bien inscrites dans la roche. Les dépôts de silice feront office de conservateur en fossilisant les énormes troncs. Mais sous terre, il n’y avait pas que de la silice, il s’y trouvait aussi du fer, du manganèse, du carbone, qui, avec le temps, imprégnèrent les couches successives des arbres et les roches de couleurs différentes. Avec le temps, toute la région s’enfonça, engloutissant les arbres fossilisés, qui furent à nouveau découverts quand, au fil des millénaires, l’érosion du sol par l’eau et le vent a balayé de grands secteurs de cette forêt. Arrivèrent donc à la surface ces énormes fossiles, témoins du passé de la terre datant de millions d’années. Certains arbres atteignent 30 m de long par 3 m de diamètre. Le plus extraordinaire dans cette histoire, c’est que la silice a pu conserver le moindre détail de la vie de ces mastodontes en leur donnant des couleurs à l’aide d’autres minéraux, qui n’existent pas dans la nature actuelle. Il existe plusieurs paysages fossilisés ailleurs en Argentine, dans les provinces de Santa Cruz, San Juan ou encore La Rioja. Ailleurs dans le monde, on en retrouve également en Namibie et dans le désert de l’Arizona aux États-Unis.

Partenaires officiels de Partir Autrement