Partir Autrement

1 août 2015

La bonne aventure

Une des occupations pour laquelle les Rroms sont reconnus est la « bonne aventure ». En effet, l’image classique de la femme rrom est celle de la diseuse de bonne aventure qui s’exécute de deux façons distinctes. La première consiste à dire l’avenir, drabaripe. Cette approche est destinée aux gadjés (étrangers), les Tziganes ne la pratiquent jamais entre eux. La seconde approche concerne le pouvoir de guérison, que les Tziganes pratiquent davantage entre eux.

Les Rroms croient généralement en leurs pouvoirs de malédiction, de guérison et de voyance. Ces éléments sont basés sur le surnaturel, qui tient une place importante dans cette culture. Très superstitieux, les Rroms ont tous des portes-bonheur, des amulettes ou des talismans. C’est souvent un objet familial qui se transmet de génération en génération. Ils le portent pour prévenir la malchance et la maladie.

Les voyantes utilisent différents moyens de prédictions. Elles peuvent lire les feuilles de thé, avoir des visions par le biais des boules de cristal, maîtriser la lecture des cartes et l’interprétation et maîtriser la signification des nombres (la numérologie). Elles pratiquent également la chiromancie, jugeant le destin d’une personne, le caractère et les aptitudes par la forme des mains, des doigts et des lignes de la main.

Même si les Rroms prétendent que leurs grands pouvoirs de prédiction viennent de sources surnaturelles, l’habileté réelle est souvent dans leur capacité remarquable pour le jugement du caractère humain et dans la manipulation des désirs humains. D’ailleurs, la plupart des personnes se rappellent ce qui se réalise et oublient les autres prédictions. Pour plaire à leurs clients, les diseuses de bonne aventure leur prévoient souvent un avenir favorable. Il y aura souvent des avertissements mystérieux de périls qui pourraient bien être évités par quelques précautions dévoilées par la voyante, moyennant quelques pièces.

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