Partir Autrement

21 novembre 2015

Masque mussiro

Les femmes Macua cultivent l’art des séances de beauté féminine à la mode mozambicaine avec le masque mussiro. Cette pâte est issue de la plante Olax dissitiflora. Ce masque est appelé « musiro » (ou n’siro) et est une merveille pour la peau. Au début, il était utilisé par les femmes du nord du Mozambique (les Macua), mais aujourd’hui on le trouve sur tous les visages des femmes du nord au sud du pays. Culturellement ce masque était d’abord utilisé pour désigner les jeunes femmes vierges qui le portaient jusqu’à ce qu’elles se marient. Aujourd’hui, on l’utilise pour des occasions spéciales, les jours de fêtes, où pour les jeunes mariées qui l’appliquent sur le corps entiers. La façon dont il est porté est souvent liée à une signification sociale, mais la tradition s’est un peu perdue et l’on retrouve ce masque naturel au quotidien des femmes.

La pâte de mussiro est confectionnée à l’aide d’un morceau de bois lissé issu de la plante en question, et d’une pierre. Cette pâte qui s’obtient par le frottement de cette branche sur une pierre, mélangée avec un peu d’eau, est utilisée à des fins médicinales, mais aussi pour lisser, sublimer et protéger la peau du soleil. Cette plante en voie de disparition que la loi oblige à préserver, n’est vendue qu’à l’intérieur des frontières du pays, et commercialisée la plupart du temps sous sa forme brute : c’est-à-dire en forme de bâtonnet. C’est seulement depuis peu que certains se sont intéressés à la commercialiser de façon plus « industrielle » c’est à dire, sous forme de poudre de mussiro presque prête à l’emploi.