Partir Autrement

28 novembre 2015

Observation de baleines

Chaque année, de juillet à novembre, un secteur du Pacifique au large de la Colombie se transforme en un site de lune de miel pour les baleines à bosse qui ont voyagé 8500 kilomètres depuis l’Antarctique, à la recherche des eaux chaudes des tropiques. Les scientifiques ont identifié cette voie de migration il y a plusieurs années, quand ils ont commencé à prendre des photos de baleines à l’extrême sud de l’océan Pacifique. Un peu plus tard, les mêmes baleines étaient aperçues en train de gambader dans les eaux territoriales de la Colombie. Comment être sûr qu’il s’agissait bien des mêmes baleines? La réponse est simple: la forme de la queue, unique à chaque spécimen. Quand il s’agit de baleines, les queues sont comme des empreintes digitales. Les baleines commencent leur voyage vers le milieu de l’année parce que leur sang chaud ne leur permet pas de s’accoupler dans les eaux froides. Il est également impossible pour les baleineaux, avec une période de gestation de 10 à 12 mois, de naître dans ces conditions défavorables. Bien que les baleines à bosse mangent normalement une tonne de plancton, de krill et de petits poissons tous les jours, durant le trajet de l’Antarctique aux côtes colombiennes, elles ne mangent rien. Lorsqu’elles arrivent au large de la Colombie, elles ont perdu jusqu’à 25 pour cent de leur poids corporel. Il y avait une population d’environ 120 000 baleines à bosse dans le milieu du 20e siècle, mais à cause de la chasse dans plusieurs pays, les effectifs ont chuté à environ 35 000.