CETTE SEMAINE À PARTIR AUTREMENT: Tourisme solidaire en Namibie

La Namibie abrite à la fois une des faunes les plus riches et une population parmi les plus pauvres de la planète. Il y a un demi-siècle, cette vaste région du sud-ouest de l’Afrique était largement peuplée des animaux emblématiques du continent. Les éléphants adaptés au désert, lions, léopards, guépards, girafes, zèbres et rhinocéros noirs étaient innombrables. Mais pendant les années 70 et 80, la sécheresse et le braconnage ont fait chuter le nombre d’animaux. Après avoir acquis son indépendance de l’Afrique du Sud en 1990, la Namibie a adopté une loi autorisant les communautés de fermiers autochtones à créer des aires de conservation – conservancies – en leur accordant le droit de gérer elles-mêmes leurs ressources naturelles et d’en tirer un bénéfice, notamment par l’écotourisme. La «conservancy Koadi Hoas», au nord-ouest du pays, fait figure de pionnière. Le lodge, construit sur son territoire, est détenu à 100% par la «conservancy» et ses membres, principalement des fermiers. Avec comme principale possession quelques têtes de bétail élevées sur des terres arides incultivables, les fermiers n’hésitaient pas autrefois à tuer les fauves prédateurs et à braconner pour survivre. Aujourd’hui, les habitants de la communauté Koadi Hoas ont compris les avantages de l’écotourisme et défendent avec ferveur leurs ressources naturelles. Ce qui permet aux voyageurs d’y découvrir une nature unique au monde et de rencontrer des peuples parmi les plus anciens de la planète, dans des conditions optimales.