Le tourisme responsable

200 millions de travailleurs

Le tourisme est devenu la première industrie au monde. C’est un secteur industriel incontournable du Nord au Sud. Pour bon nombre de pays, il est aujourd’hui envisagé comme un levier économique stratégique.

Mais ! Les dérives du tourisme de masse

Les enjeux sociaux et environnementaux associés au tourisme sont majeurs et beaucoup se questionnent sur les impacts que représente cette course effrénée au voyage de rêve à tout prix. Expropriation de villages entiers dans le but de construire un hôtel de luxe, pollution reliée à l’introduction de bouteilles et de sacs en plastique dans des zones naturelles vierges, sites historiques ravagés par une surabondance de visiteurs, détérioration de l’environnement et disparition d’espèces animales : ce sont seulement quelques exemples des conséquences reliées au développement du tourisme de masse.

De nouvelles formes de tourisme au profit des communautés, de l’environnement…

En réaction à ce tourisme dit «de masse», de nouvelles formes de tourisme plus responsables ont vu le jour au cours des dernières années. On trouve maintenant une multitude de projets, répartis aux quatre coins du monde, qui proposent des séjours touristiques tenant compte de la réalité sociale de la population. L’étiquette responsable ne concerne donc pas que le café, le sucre, le thé ou le coton. Aujourd’hui, le tourisme devient lui aussi écologique, communautaire ou équitable. Dorénavant plusieurs pays en voie de développement considèrent même ces formes de tourisme comme incontournables pour leurs propres développement économique. Le tourisme responsable devient donc un outil économique important de lutte contre la pauvreté. Il crée des emplois bien rémunérés et les profits sont investis dans l’éducation, l’accès à l’eau potable et la santé. Plusieurs petits villages ont réussi à empêcher l’exode des jeunes vers les grandes villes en mettant en place ces principes économiques de justice sociale.

… et des voyageurs !

De son côté, le voyageur qui pratique le tourisme responsable jouit d’une occasion exceptionnelle pour entrer en contact avec la population de l’endroit visité et s’expose à leurs coutumes et leur culture dans un but d’apprentissage, d’entraide et de respect. Bref, par sa présence, il contribue à la valorisation du patrimoine culturel, environnemental et économique de ces communautés.

L’équipe de Partir autrement s’est toujours référée au livre «Un autre tourisme est-il possible?» de Marie-Andrée Delisle et de Louis Jolin, publié par les Presses de l’Université du Québec, pour toutes nos questions relatives aux différentes formes de tourisme.

Selon eux, le tourisme responsable vise une forme de tourisme qui tient compte des réalités sociopolitiques et économiques locales des destinations concernées. Ce terme est employé pour désigner les formes de tourisme qui permettent de préserver les ressources naturelles d’un territoire et qui respectent les coutumes culturelles et sociales d’une communauté. Pour le touriste, pratiquer un tourisme responsable signifie minimiser au maximum les traces qu’il laisse au cours de son séjour chez l’autre.

Au fil du temps, nous nous sommes forgés notre propre perception d’un tourisme respectueux et honnête, à tous points de vue. Nous explorons un tourisme responsable, fait d’une multitude de types de voyage, et où s’entremêlent des notions de solidarité, de sens du communautaire, d’équitabilité, de protection de l’environnement, tant à la ville qu’à la campagne.